BOOKING
(
FR
)
Johan Papaconstantino made his debuts mixing funk and electro records on his family’s turntables, while listening to the Greek music his father liked so much. His Corsican mother was more fond of RnB and French pop. “All kinds of music left their mark on me. I believe I am very open music-wise...I want to build bridges between genres. I want to try to bring together sensations and share them, while singing in French, because it is my language.”, the Aix-en-Provence-born artist says.
An unhappy love affair was enough for him to call his first song « Pourquoi tu cries? », immediately noticed by the public. Hence Johan redoubled his efforts: “Today, music is at the core of my life. I work every day, playing the bouzouki, singing, sound engineering as well because I produce, I make everything from A to Z.”
And he succeeds...Around his bouzouki and his voice – that is more sensual than indolent – keyboards, clarinet, machines, electric guitar, tambourine, autotune and vocoder blend together. He decided to call this debut album Premier Degré, like a game of mirrors and reflection. “It evokes a burn, the temperature, the first level...It’s also kind of funny. The cover is a close-up on my pregnant partner’s belly, her very round belly that makes me think of a record...”
In Premier Degré, Johan Papaconstantino zooms in on the everyday life and every little thing that makes it: conviviality (“Beau Temps” featuring Rad Cartier), seduction (“Glass”), fatherhood (“Tata” and its burning bouzouki), reassurance (“Bricolo”), but also passion with “Mode d’emploi” and its brilliant refrain-ritornello bathed in a delicious groove.
There is something frankly irresistible in Johan Papaconstantino’s songs, something that makes you want to listen to them on repeat, with a smile on your lips, body moving to the recurring rhythms of these songs that carry you straight to the dancefloor. “I also thought about making ballads, I didn’t find the time...” For your next record, Johan...
Johan Papaconstantino a débuté en mixant des disques de funk et d’électro sur les platines de son père, tout en écoutant la musique grecque que son paternel aime tant. Du côté de sa mère, d’origine corse, c’était plutôt le RnB et la chanson française. «Toutes les musiques m’ont marquée. Jepense être très très ouvert...», insiste le Marseillais, né il y a une petite trentaine d’années à Aix-en-Provence.
Après ses premiers DJ sets, à l’adolescence, le voilà embarqué,«avec une bande de potes» dans un groupe appelé Tendre émeute, joli oxymore. «Je ne peux pas dire qu’on avait un style, car on passait du coq à l’âne, de chansons en espagnol à des trucs punk !» Il y joue de la guitare, de la batterie et dubouzouki. Son apprentissage de la scène.
«J’avais envie de faire des ponts entre les styles. J’avais envie d’essayer de fédérer des sensations et de les partager, tout en chantant en français parce que c’est ma langue.» Il suffit d’une déception sentimentale pour que sa première chanson s’appelle «Pourquoi tu cries ?», tout de suite remarquée. Johan met alors les bouchées doubles : « Aujourd’hui, la musique est au centre de ma vie. Je travaille tous les jours, le bouzouki,la voix, la fonction d’ingénieur du son aussi parce c’est moi qui produis, je fais tout de A à Z.»
Et il réussit... Autour du bouzouki et de son chant, plus sensuelqu’indolent, claviers, clarinette, flûte, machines, guitareélectrique, tambourin,autotuneviennent se mêler. Il décide d’appeler ce premier album «Premier degré», comme un jeu de miroirs. «Ça évoque la brûlure, la température, le premier niveau... C’est aussi un peu drôle. La pochette est un gros plan sur le ventre de ma conjointe enceinte, un ventre très rond qui fait penser à un disque... »
Si Johan travaille comme un fou la musique, ses textes ne veulent pas trop se prendre au sérieux. «J’aime bien que monchat danse/J’aime bien sa nonchalance/Pendant que le mondeavance...», chante-t-il dans la tubesque et hypnotique «Monchat danse» en featuring avec Prosper. Dans «Rebondit» l’itinéraire d’une balle est un prétexte à le suivre dans une vibrante gourmandise musicale. Et «Ça m’époustoufle», où un personnage est ébloui par des fleurs qui poussent, est aussi un prétexte à jouer avec les sons. Alors qu’avec «Dans ma vie», Johan mélange, sur une mélodie encore une fois délicatement tissée, reggaeton et rumba alors que le chant de l’artiste belgo-colombienne Drea Dury, l’une des trois invités de l’album, nous fait décoller avec son chant aérien. Dans ses textes, Johan Papaconstantino zoome sur le quotidien,sur tout ce qui fait la vie, la convivialité («Beau temps» featuring Rad Cartier), la séduction (l’emballant «Glass»), la paternité(«Tata» et son bouzouki en feu), le réconfort («Bricolo»), mais aussi la passion avec «Mode d’emploi» et sa géniale ritournelle baignée dans un délicieux groove.
Il faut l’entendre pour en être persuadé, il y a quelque chose de franchement irrésistible dans les chansons de Johan Papaconstantino, quelque chose qui vous donne envie de les écouter en boucle, sourire aux lèvres, le corps tendu par les rythmes récurrents de ces chansons qui vous amènent directement sur les pistes de danse. «Je pensais faire aussi des balades, je n’ai pas eu le temps...» Pour le prochain disque, Johan...